Photographe à la Une. Richard Dumas

Richard Dumas Français. Né à Paris. Vit à Rennes

«Il connaît autant la musique, le cinéma et la littérature que l’image. Et il s’en nourrit, en dandy contemporain, fidèle à ses racines punk, à sa passion pour l’exigence, à son désir de mise en forme sans a priori, il sait gérer sa liberté comme personne.

Alors, au gré des commandes de presse, des opportunités, des rencontres, il tisse une façon unique de faire travailler la lumière sur des visages, parfois sur des espaces. Il laisse apparaître sa fragilité – envie de connaître, et de piéger- et sa conviction de la nécessité d’images qui lui permettent de se nommer à côté, voire contre les autres.

En fait, avec une élégance rare, il assume des commandes, pour lesquelles il impose son graphisme et ses contrastes, s’investit dans la possibilité d’une image qui ne sera pas toujours publiée. Il sait, comme nul autre, s’effacer face à ses sujets tout en restant toujours présent, et constitue au fil du temps un album de portraits rares, respectueux mais sans emphase, traitant avec la même sincérité et la même exigence un anonyme ou une star du septième art.»

Richard Dumas n’est pas portraitiste, mais photographe. On a bien écrit qu’un autre Richard, Avedon pour ne pas le citer, était un mondain et une star parce qu’il a photographié des célébrités ou qu’il était un photographe de mode » parce qu’il a consacré un certain nombre d’années à ré-inventer la manière de mettre en images le chiffon ! Rassurez-vous, il est simplement un des artistes essentiels de l’histoire de la photographie au XXe siècle.

Le « Richard Dumas photographe » est immédiatement reconnaissable à son élégance, légèrement dandy, à son sens des contrastes à la fois forts et retenus, à sa façon d’inventer des images indatables qui deviennent vite des icônes, au mystère qu’il laisse toujours planer dans des carrés et des rectangles qui retiennent d’étonnantes vibrations de lumière. Cette photographie raffinée est nourrie de littérature, de musique -du jazz au moindre groupe de rock- et, bien entendu, de cinéma, portugais de préférence.

Pour Autoportrait en vampire, on entre dans un genre photographique particulier que Richard Dumas pratique parfois, se mettant en scène dans des situations surréalistes, loufoques, explorant ainsi un univers noir, proche du polar par exemple. Ici, l’autoportrait le fait disparaître ne laissant de lui que cette étrange lumière éblouissante.

S’il n’en restait qu’une.  

La série documentaire S’il n’en restait qu’une (16 portraits de 13 minutes) est un témoignage exhaustif et vivant de ce qu’est la photographie aujourd’hui. Lors de chaque épisode, Véronique Bouruet-Aubertot rencontrera un artiste et l’amènera à se livrer sur une de ses photographies emblématiques. Ce point de départ permettra à l’artiste d’évoquer ses différentes œuvres et d’en raconter l’histoire. C’est au total 17 photographes d’exception qui ont accepté de témoigner face à la caméra d’Amaury Voslion. La réflexion du photographe sera complétée par celles de spécialistes, connaisseurs ou amateurs d’art.

Voici le portrait de Richard Dumas

Website du photographe

Catégories :Photographes à la Une.

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