Né au bord de la mer, il a commencé à faire des photos à l’âge de 15 ans. Il n’a pas lâché son appareil depuis. Prof d’anglais et photographe, Claude Le Gall a bourlingué en quête d’humains. En s’attaquant d’abord à ce qui l’entourait, comme les goémoniers de la baie du Kernic à Plouescat.

Passion pour les gens…

Si son travail est essentiellement axé sur les pays celtiques, en Galice qu’il photographie pendant vingt ans, en Irlande où il fait un long détour de quinze ans, il ne recherche pas la celtitude. Sa notion de territoire passe par la dimension du quotidien, la vie des gens. « Je suis bien dans un pub. » Il laisse la vie attraper son regard. « Je n’ai pas de but quand je pars. Il y a des situations qui vous tombent dessus. Il faut être prêt à déclencher. Et c’est dans la boîte. »

Dans les années 80, mes pas me menèrent en Irlande où, durant une dizaine d’années je photographiai un pays essentiellement rural avant que l’économie ne décolle véritablement dans les années 90. Mon travail photographique a été essentiellement axé sur les pays celtiques, en noir et blanc d’abord et , de plus en plus en couleur. La couleur représente certes une difficulté supplémentaire qui m’a amené à repenser ma manière de photographier.

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Souvent spectateur discret, en noir et blanc, le photographe reste assez distant de ce qu’il observe.  Mais ni la boue ni la pluie ne l’arrête.  Les plans larges et équilibrés rappellent les codes du reportage et renforcent l’austérité des campagnes sillonnées.  Les visages, sublimés par le jeu d’ombre et de lumières, sont souriants mais marqués.  L’Irlande pluvieuse reste fidèle à elle-même et nous gratifie d’un ciel souvent couvert et brumeux. Cette atmosphère, accentuée par l’omniprésence de la terre et la pierre, nous révèlent des photos parfois brutes, chargées de sincérité.

Au fil du temps, cette Irlande sobre et pieuse va finalement laisser une plus grande place à la couleur, incarnée par le rouge des briques et des taches de rousseur.  Au risque de ne pas être dans l’ère du temps, il pratique une photographie simple, non conceptuelle, axée sur l’humain et le passage du temps dans laquelle il tente de faire passer ses émotions.

Passionné, il l’est, lucide, aussi. Il reconnaît que vivre de la photographie, c’est très difficile. Que les jeunes ne se découragent pas pour autant. « Il faut qu’ils fassent ce dont ils ont envie, qu’ils trouvent leur voie et surtout prennent du plaisir. »

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Présentation du livre Being Irish

Website du Photographe

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