Pourquoi j’ai choisi un hybride ?

Pourquoi j’ai choisi un hybride ?  Il y a plusieurs années que j’utilise des  hybrides micro 4/3.  Comme j’ai beaucoup de questions lors de mes ateliers sur la pertinence de se tourner vers les hybrides à la place ou en complément des reflex, j’ai décidé de revenir sur ce choix, avec un peu de recul, de l’expliquer, tout en essayant de vous guider : est-ce fait pour vous ou non ?

Pourquoi j’ai opté pour du matériel  hybride dans ma besace.  Une chose  me frustrait dans le choix d’un reflex, à savoir son principal désavantage : son encombrement. Disons-le, un reflex n’est ni léger, ni petit, ni discret. Et en même temps, il n’est pas fait pour ça, c’est bien normal.  Or, j’avais envie de prendre mon appareil photo avec moi au quotidien, et il faut bien le dire, avec un reflex ce n’est pas vraiment facile. On le fait parfois, en se forçant un peu, et puis au final on sort sans appareil photo la plupart du temps.  Et puis pour ce qui est de partir en vacances avec un reflex et 3 objectifs, c’est de suite encombrant, surtout pour des courts séjours où on pourrait voyager léger. Bref, j’avais envie de quelque chose de compact et léger.

Le marché des hybrides se développe déjà depuis quelques années, mais il arrive maintenant à maturité, avec plusieurs boîtiers crédibles, et la question peut se poser : est-ce que les hybrides sont aujourd’hui une alternative crédible aux reflex ? Et bien, la réponse est oui, mais ça dépend (encore une fois) des besoins ! Comme ce n’est pas encore forcément clair pour tout le monde, je reçois beaucoup de questions là-dessus, c’est pourquoi j’ai tenu à expliquer mon choix et donne de premiers retours.  En effet, les hybrides possèdent un capteur un peu plus petit voire aussi grand que certains reflex, et donc permettent d’avoir des profondeurs de champ équivalentes. De plus, un grand capteur signifie aussi une plus grande facilité pour monter dans les ISO sans trop de bruit, et donc de plus grandes possibilités en basse lumière.  Bref, une petite taille tout en gardant une bonne qualité d’image et des capacités créatives importantes. Clairement, c’est ce qu’il me manquait !

Un hybride, oui mais lequel ? Pour ma part, j’ai choisi l’Olympus PEN F.   Alors une fois qu’on se décide pour un hybride, se pose la question duquel. Car le marché est déjà pas mal rempli, et il peut être difficile de s’y retrouver. Cet article n’a pas vocation à être un guide d’achat d’un hybride, mais à vous expliquer pourquoi mon cœur a fini par balancer pour le l’Olympus Pen f.

Mes critères principaux étaient : un grand capteur, et un appareil compact et ergonomique, avec une réactivité suffisante, et les indispensables comme les modes PASM et le format RAW bien entendu. Comme c’était un peu une expérience et que je ne savais pas dans quelle mesure ça allait me satisfaire, je ne voulais pas non plus mettre plus de 1500€.  Voilà pour mes besoins et contraintes (ce par quoi il faut toujours commencer dans le choix du matériel).

En termes d’optique, comme je voulais quelque chose de très compact, et lumineux bien sûr (à la fois pour obtenir de beaux modelés et pour travailler en basse lumière).  De façon assez logique, mon choix s’est porté sur le 17mm Olympus avec une ouverture de f/1.8 qui  est reconnu comme une des meilleures optiques pour micro 4/3, et à raison !

Alors, heureux ?  Un appareil discret, anodin.  La première fois que j’ai sorti l’appareil, c’est en allant à une soirée. Je me suis dit qu’il pouvait être intéressant de voir la réaction des gens, s’ils auraient aussi peur du boîtier que d’un gros reflex. On m’a dit, entre autres « c’est un bridge ça ? » (ah non, pas vraiment !) Les gens étaient curieux (un nouveau gadget technologique !), mais aussi beaucoup moins méfiants. J’ai pu prendre pas mal d’images discrètement, sans que mes sujets me voient.  Cet appareil est non seulement discret, mais j’irais même jusqu’à dire anodin.  Un appareil vraiment léger et compact.  Les jours et les semaines suivantes, je me suis retrouvé à l’emmener un peu partout avec moi, à la moindre sortie, ce qui m’a donné l’occasion de faire quelques photos intéressantes en rue (domaine qui m’a toujours attiré).

L’olympus PEN F en détail.  Il est la traduction digitale et actuelle de son mythique reflex argentique du même nom ! Si son style s’inspire ainsi de son ancêtre et si comme lui il embarque un viseur, les entrailles de ce PEN-F sont bien d’aujourd’hui ! Le PEN-F inaugure même un nouveau capteur 4/3 de 20MP protégé par le meilleur système anti-poussière du marché, adopte le stabilisateur 5 axes le plus puissant du marché, un excellent viseur OLED de 2.360.000 points, un écran LCD articulé et tactile de 3’’ de diagonale et 1.040.000 points, un module wifi, etc. Mais outre cette fiche technique complète et moderne, c’est tout un esprit « photo » qu’Olympus a manifestement voulu cultiver avec son PEN-F dont les fonctions créatives sont très élaborées au point de constituer la « signature » du PEN-F.

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Le boîtier. Le PEN-F repose sur un châssis en alliage de magnésium et si la tropicalisation n’est pas de la partie (compte tenu de la vocation urbaine du PEN F ce n’est sans doute pas aussi indispensable que pour les OM-D), la qualité des matériaux comme la qualité de fabrication ne souffrent aucune critique. Un détail qui illustre le soin apporté à chaque détail du PEN-F : aucune vis n’est apparente. Le boîtier est recouvert d’un revêtement en métal et d’un revêtement imitant le cuir qui rappelle furieusement le revêtement du PEN-F « original ».  La prise en main est ainsi franchement réussie : les matériaux offrent un toucher très agréable et la qualité de l’assemblage et de la finition sont absolument irréprochables. L’ergonomie a manifestement fait l’objet d’une réflexion très poussée. De nombreuses molettes et boutons d’accès direct à des fonctions sont présentes et l’appareil est très largement personnalisable.

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Electronique, mécanique.  Le PEN F inaugure chez Olympus un capteur 4/3 de 20.3MP dépourvu de filtre AA. Le PEN F est ainsi le premier appareil à dépasser les 20MP ! Logiquement, il devrait s’agir d’un capteur d’origine Sony. Ce capteur est associé à un processeur Truepic VII que l’on retrouve dans tous les appareils Olympus aujourd’hui. Malgré tout, Olympus revendique une réactivité améliorée du PEN-F avec en particulier selon Olympus, le délai de déclenchement le plus court des appareils à objectifs interchangeables (hybrides et reflex réunis).  Le PEN-F reprend le formidable stabilisateur mécanique sur 5 axes de l’E-M5 Mark II. On ne s’en plaindra pas : avec un gain pouvant atteindre 5IL, il s’agît actuellement du meilleur stabilisateur du marché ! En outre, la présence de ce stabilisateur permet au PEN-F de proposer un mode photo Haute Résolution. Mais grâce à son capteur de 20MP le PEN-F permet alors de réaliser des photos de 50MP en JPEG et même 80MP en RAW !

Ma conclusion après 1 an d’utilisation.  Le design de ce PEN-F numérique n’en est pas moins réussi, quoi qu’un peu chargé en molettes et autres commandes – et sa prise en main est un délice. La qualité des assemblages et de la finition est de très haut niveau et contribue au sentiment d’avoir en mains un très bel objet qui donne véritablement envie d’aller faire de la photo… D’autant plus que le PEN-F est léger, peu encombrant, offrant ainsi une discrétion et une maniabilité inaccessibles aux reflex. Le contenu technologique du PEN-F est de surcroît lui aussi d’un très haut niveau : beau viseur, nouveau capteur 20MP, fantastique stabilisateur…

Catégories :Apprendre

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