Expo photo. Liliane Vertessen. « A love supreme »

Âgée de huit ans, chaussée de patins à roulettes, Liliane Vertessen longe chaque jour les vitrines des bars à soldats de sa ville natale. Elle aime leurs néons, la couleur des rideaux, les motifs des robes des prostituées qui sont gentilles avec elle. Dans le grenier de la maison familiale, avec des morceaux de toile, de tulle et de papier, elle coud et tricote des vêtements qu’elle agrémente de tirettes et de médaillons de paquets de cigarettes que sa grand-mère détruit aussitôt.

Depuis le début de sa carrière, Liliane Vertessen  utilise sa propre apparence physique et des photographies d’elle-même dans ses œuvres. Ces éléments constituent le point de départ de ses installations multimédias. On ne peut cependant pas la classer d’emblée dans un courant artistique spécifique.

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Dans ses œuvres, Liliane Vertessen combine régulièrement la photographie analogique et le néon. Elle se photographie elle-même dans des poses à connotation érotique où la mise en scène est très importante. Liliane Vertessen joue avec les différents rôles de la femme : la séductrice, la lady, l’objet de désir, la prostituée et l’ingénue,  autant de rôles qu’elle célèbre et fustige à la fois. Son œuvre présente de nombreuses similitudes avec la peinture : la mise en scène, l’autoportrait en tant que sujet et le processus créatif qui a toujours pour cadre l’intimité de l’atelier. Les œuvres de Liliane Vertessen sont souvent empreintes de mélancolie. Elles évoquent le passé et dégagent une force poétique d’une grande authenticité.

À l’âge de quinze ans, après une fugue à Paris qui ne dépassera pas Liège, elle rencontre un beau garçon qui partage toujours sa vie. Ensemble, ils formeront un groupe musical où Liliane chante, joue du trombone et de la flûte traversière, s’habille de et de pantalons colorés qu’elle a confectionnés. Ils partent aux Etats-Unis, à New York et en Californie, écouter les musiciens qu’ils admirent, dorment dans les bus, les gares et sous les porches. Ses robes et ses manteaux font l’admiration des musiciens noirs.

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Avec de modestes appareils photographiques, elle entreprend à la fin des années 1970 de se photographier dans des tenues provocantes qu’elle achète dans des magasins de lingerie sexy avant de les transformer.

Du 28/04/2018 au 16/08/2018    Le Musée de la photographie – 1, avenue Paul Pastur 6032 Charleroi (Mont-sur-Marchienne)  

Tél : +32 (0)71.43.58.10 –E-mail : mpc.info@museephoto.be

 

Catégories :Agenda

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