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Photographier les beautés de l’hiver

Avec les grands froids qui vont assaillir nos terres dans quelques semaines, certains pourraient être portés à rester à l’intérieur. Ce genre de température comporte toutefois un incroyable potentiel photographique, notamment par des éléments propres à l’hiver comme la glace. Quelques conditions s’appliquent pour bien aborder ce sujet. Voici quelques conseils pour réaliser de magnifiques photos de cette saison trop souvent oubliée par les photographes.

A row of trees against a white snow and white sky background

L’hiver et ses couleurs.  Photographiquement parlant, la glace possède deux caractéristiques la rendant intéressante : elle est translucide et elle est réflexive. Ces spécificités signifient que la glace est dépendante des conditions lumineuses disponibles. Si vous photographiez sous un ciel gris, vous aurez une glace terne, ce qui pourrait grandement affecter vos photos. En revanche, si vous prenez des photos lorsque la température permet d’avoir une lumière colorée, comme par exemple lors d’un coucher de soleil ou pendant l’heure dorée, les photographies que vous ferez prendront une toute autre tournure. Exploitez les différentes opportunités que vous offre la lumière.

Les formes et les endroits.  La formation de glace se fait selon plusieurs conditions et varie d’un endroit à un autre. Sachant cela, prenez le temps d’observer et de rechercher les particularités comme des fissures, des lignes, des bulles, ou toute autres textures qui pourraient être intéressantes. Prenez également conscience que la glace ne se retrouve pas seulement près cours d’eau (rivières, lacs, ruisseaux, etc.). Les arbres, les rochers, ou tout autre endroit où les aléas climatiques varient beaucoup, peuvent être également fascinants. Il s’agit d’être observateur et de chercher un peu.

Bien exposer la scène.  Prendre des photos en plein hiver n’a pas seulement des côtés difficiles relatifs au matériel, puisque certains défis s’imposent également à vous au niveau technique. La principale source de ces problèmes vient de la blancheur hivernale. Il faut savoir que le posemètre a de la difficulté à bien déterminer l’exposition idéale; il percevra généralement la scène plus claire qu’elle l’est vraiment. La solution la plus facile est d’ajuster votre compensation d’exposition à +1 (EV +1). L’augmentation devrait vous donner exposition plus fidèle à la réalité, surtout lors de journées grises ou de précipitation de neige. N’oubliez pas de remettre la valeur à 0 lorsque vous terminez votre séance.

Un filtre polarisant est également un atout. C’est un élément essentiel lorsqu’il fait soleil, puisqu’en filtrant la lumière polarisée, il aide à foncer les ciels et à réduire la réflexion de la neige et de la glace. Vous aurez des photos plus colorées, plus contrastées et il sera plus facile de ne pas surexposer certains endroits de vos photos. Par contre, ce type de filtre n’est pleinement effectif que lorsqu’il fait soleil et que celui-ci est positionné à droite ou à gauche de l’objectif. En pleine face, il n’aura pas d’effet.

Dernier point, n’oubliez pas de regarder votre histogramme afin de bien doser vos paramètres. Le numérique a l’avantage de fournir beaucoup d’informations pour pouvoir recommencer jusqu’au résultat souhaité.

minimalistic, snow at bathing area at the lake in winter. Quiet,

La bonne vitesse pour photographier la neige qui tombe !  À des vitesses d’obturation lentes entre 1/2s et 1/60s suivant la météo, les flocons de neige deviennent des stries ou des traits blanc…. Ça peut être un effet recherché mais pas toujours… Je me souviens avoir fait des photos en Islande pendant des tempêtes de neige modérées. Il est très difficile de dire si la neige tombait à ce moment là sans agrandir l’image de nombreuses fois. Je préfère les flocons de neige qui apparaissent comme des points plutôt que des stries-congelés en plein vol. Pour cela une vitesse d’obturation de 1/250s fait habituellement l’affaire. Un 1/500s peut être mieux pour les flocons très rapides ou par une météo venteuse.

Les batteries.  La plupart des appareils photos sont capables de soutenir des températures relativement basses. Dans les pires cas, ce seront les écrans qui flancheront les premiers. De manière générale, peu de personnes se rendront dans ces situations extrêmes. Ce qu’il faut garder à l’esprit lorsque l’on sort à l’extérieur, c’est que la durée de vie des batteries diminue considérablement au froid. Traînez au minimum une batterie en plus de celle dans votre appareil et gardez-la bien au chaud dans votre manteau.

Pour conclure.  J’espère que ce court article vous en a appris un peu. Photographier en hiver n’a rien de sorcier ou de pénible, à condition d’être bien habillé et de s’être préparé en conséquence. Si j’avais à souligner un aspect important, je dirais que d’être bien habillé est la clé du succès. Avoir froid est désagréable et la photographie s’en ressent lorsque c’est le cas.

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