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Expo. L’autoportrait et son double, Vivian Maier 

Du 08 juin au 24 juillet 2022 – Bruxelles

À partir du début des années cinquante et pendant plusieurs dizaines d’années, Vivian Maier (1926-2009) a été gouvernante d’enfants à New York et à Chicago. Une période qu’elle a mise aussi à profit pour observer et documenter méticuleusement le monde autour d’elle. Comme elle n’a pratiquement jamais développé ses négatifs, presque personne n’a vu son travail photographique de son vivant. Pendant toute sa vie, elle est restée dans l’anonymat et son œuvre n’a été découverte qu’en 2007 : plus de 120.000 négatifs, films super 8 et super 16, fragments audio, etc.  Une collection d’archives inédites présentée pour la première fois au public. La (re)découverte de cette artiste qui s’est consacrée corps et âme à son travail photographique a révélé un des plus grands talents de la photographie de rue.

L’analyse de son œuvre met en avant des thèmes récurrents :  scènes de rue, portrait, monde des enfants et autoportraits, un des moyens d’expression qu’elle privilégie. Ces autoportraits sont à ce point nombreux, et leurs formes et variations diversifiées qu’ils en deviennent une langue dans la langue. L’expression d’une dualité, par des reflets de son visage ou de son ombre : chaque autoportrait de Vivian Maier produit une preuve irréfutable de sa présence. Un voyage à travers les rues de ces grandes villes au fil de plus de 80 autoportraits.  

L’anti-selfie. Les autoportraits sont répartis en trois groupes. Les ombres projettent la silhouette de la photographe sur l’image. Les reflets dans des objets divers  – vitre, enjoliveur, plat en argent ou autres parois réfléchissantes -modifient le portrait à la manière de miroirs déformants. Les jeux de miroir démultiplient l’image de Vivian Maier. Les autoportraits résolvent la question de l’invisibilité. La photographe brise l’anonymat, sans narcissisme. Une simple ombre suffit pour signifier sa présence au monde.  

Silhouette verticale. Au fil des clichés exposés à Bozar, se dessine sa silhouette longiligne accentuée par la prise de vue en plongée, un regard qui regarde le sol, qui en connaît la proximité et la dureté. Une silhouette verticale complétée, à la perpendiculaire, par un chapeau à large bord pour se protéger du soleil, elle qui passait des journées entières à l’extérieur avec les enfants dont elle avait la charge. Parfois, un bras levé, et puis son visage qui se dessine de plus en plus nettement au fil de l’exposition, comme une présence qui s’assume enfin dans le reflet d’un miroir, mais qui continue par ce dispositif d’interroger son existence même.

Pour conclure. Vivian Maier est en quête permanente de cette chose au fond d’elle qu’à travers ses clichés nous cherchons nous aussi. «Tout au long de sa vie, Vivian Maier n’est qu’une vérité qui se dérobe. L’histoire d’un bouleversant effacement devant l’œuvre. La beauté du geste. La perfection du geste. Rien d’autre».


Infos pratiques: BOZAR/Palais des Beaux-Arts Rue Ravenstein, 23 à 1000 BRUXELLES. Du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00 Tarif standard 10,00€


Un commentaire »

  1. Merci pr l’information. Je compte aller voir cette expo. J’aime bien le travail de cette photographe que j’ai découvert lors d’une expo au Centre Pompidou à Paris.

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